Aller au contenu principal Skip to page footer

L’église

Classée Monument historique en 1911, l’église Saint-Laurent a été bâtie en partie au 13e siècle sur une motte féodale. Elle ne ressemblait alors en rien à la construction que nous admirons aujourd’hui. Son architecture connut en effet de nombreux remaniements dont le plus important fut sans conteste la fortification de l’église sous Gaston Fébus, entreprise en même temps que celle du village et la construction du château au 14e siècle.

Ses murs, alternant assise de galets, de pierres de grès et de briques disposées en épi, supportent 3 tours qui lui confèrent une silhouette imposante.

Les meurtrières qui les agrémentent témoignent du rôle défensif qu’a pu jouer l’église autrefois.

La grande tour carrée (face Nord) qui abrite le clocher de l’église est la partie la plus ancienne de l’édifice. Les deux autres renferment chacune un escalier à vis qui desservait autrefois un chemin de ronde, disparu au cours de la restauration de 1911.

L’entrée principale, tournée sur la Carrère du Château, n’a été aménagée que secondairement au 18e siècle. Son porche de style baroque, porte à son sommet Saint Laurent, tenant la palme de son martyre auprès de son gril et Saint Pierre conservant la clef du Paradis.

L’art gothique de la fin du 15e siècle prédomine l’architecture de l’église avec ses voûtes à ogives, ses fenêtres de type remplage à soufflets.

Trois chapelles latérales faisant face à la grande porte sud ont été successivement adjointes d’est en ouest entre la fin du 15e et 16e siècles.  La seconde chapelle était réservée à la famille Belluix, riche propriétaire de la grande bâtisse située à quelques pas de l’église.

Au sol, au milieu des tomettes rouge brique, la nef compte 9 sépultures recouvertes de pierres tombales. L’une d’elle a recueilli la dépouille de David de Frèche, Seigneur et Baron de Morlanne, décédé en 1775 et une autre, celle d’un membre de la famille Belluix.

Le mobilier de l’église compte plusieurs objets classés aux Monuments Historiques dont le lutrin du 17e siècle ornementé de bois doré (classé en 1907), la chaire et le confessionnal en bois de noyer, datés du 18e siècle (classés en 1946), ainsi que le bénitier en pierre blanche.